Aleatoire-Immanent

Aleatoire-Immanent

Extraits


Kromme Vinger

 

 

 

Il est absurde de croire que la douleur
constante qui nous afflige...

est là par pur hasard.

C'est tout le contraire.

La misère est la norme,
pas l'exception.

Qui pouvons-nous blâmer
pour notre existence?

Pas l'accident du soleil
qui nous a donné la vie.

Je m'en veux parce que
je ne crois pas en Dieu,

ni en l'au-delà. Si j'étais croyant,

 je me tromperais moi-même
avec l'idée que la vie promet...

un dessert paradisiaque
après un repas indigeste.

Je n'ai jamais pu accepter ...

le concept équivoque
que un jour tout ira mieux.

Rien ne sera jamais meilleur.

Ni meilleur, ni pire,
se sera seulement différent.  

 

Marleen Gorris "Antonia's line"

 


25/12/2012


"Pour la vie" d'A.D.N.

P 313 : L'obéissance, c'est la mort. Chaque instant dans lequel l'homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
 Lorsqu'un individu est contraint d'accomplir un acte contrairement à son désir ou empêché d'agir suivant son besoin, il cesse de vivre sa vie personnelle et, tandis que celui qui commande accroît sa puissance de vie de la force appartenant à ceux qui se soumettent à lui, celui qui obéit s'annihile, s'absorbe dans une personnalité étrangère ; il n'est plus que force mécanique, outil au service d'un maître.

 

P 349 : Toutes ces puissances fictives, devant lesquelles les hommes se courbent, ne sont rien par elles mêmes et leur existence factice est toute entière empruntée aux parts de vie dont les hommes se privent pour les leur donner.

P 366 : L'ennemi, c'est le Maître, quel qu'il soit.

P 391 : La soi-disant sagesse, qui prétend les diriger en les détournant du genre d'activité qui est propre à leur organisme pour les contraindre à en exercer une autre pour laquelle ils ne sont pas aptes, ne produit que la confusion et la souffrance.

P 394 : Le but de l'homme n'est pas de servir des idées abstraites : conceptions de son cerveau qu'il érige en idoles. Il n'a pas à s'efforcer d'être bon, honnête en vue d'une fantaisie de son imagination qu'il nomme la vertu, pas plus qu'il n'a à se proposer d'éviter ou de se livrer à une autre de ses créatures chimériques appelée par lui : le vice.

P 395 : L'homme n'a pas à chercher son but en dehors de lui, il n'a à le placer en rien d'extérieur ; hommes ou idées.
Rien ne l'oblige à se contraindre pour atteindre une fin quelconque. Il n'en a point d'autre que d'être lui même, tel que la nature la fait et de se conserver tel, en préservant son individualité contre ce qui est susceptible de l'amoindrir ou lui causer de la souffrance.
 


P 396 : L'humanité en général, pas plus que l'individu en particulier, n'a comme but d'être grande, glorieuse, de travailler, d'être ni de faire n'importe quoi. Production de l'univers, elle a surgi un jour en lui et elle continuera d'exister jusqu'à ce que les circonstances qui ont permis son apparition venant à se modifier, elle disparaisse dans l'éternelle succession des transformations de la matière : de Cela qui est Est. 


05/01/2013


Si le monde était un village ...

et toutes proportions gardées

 

Le monde entier est un village global. Imaginons un instant que ce village soit composé de 100 habitants, il y aurait :

- 59 asiatiques
- 14 africains
- 14 américains
- 13 européens

Il y aurait également 51 femmes et 49 hommes.
On compterait 50 jeunes de moins de 25 ans. 

 

1 personne serait considérée comme riche, c'est à dire possédant plus de richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa famille.  

Elle possèderait à elle seule 50% du village et de ses richesses. 


20 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses richesses.  

1 femme seulement possèderait sa propre terre. 

 

33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des femmes. 

 

5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers, ou gendarmes. 


Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol. 

 

5 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 1 petite fille serait employée de maison sans être rémunérée.

42 personnes ne boiraient jamais d'eau potable. 

 

30 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du village. 

L'électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens.   


60 personnes sauraient lire, écrire et compter. 40 seraient des hommes.

50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé. 

 

50 personnes vivraient au sein même du petit village, 50 autres seraient éparpillés aux alentours.

20 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 15 connectées à un réseau de type internet.

80 personnes auraient une religion, dont 40 seraient forcées de la pratiquer (sous la contrainte ou de par la coutume), et 20 autres ne la pratiqueraient pas. En outre, 5 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.

La bibliothèque du village ne serait accessible qu'à 24 personnes, les autres en seraient interdites. Le cinéma serait visité chaque semaine par 1 personne, toujours la même.

5 personnes seraient déjà parties en vacances. On prévoirait que 10 personnes au total le feraient d'ici 5 ans.

Etc, etc... 

 

PopulationData.net 

 

 

 

Toutes proportions gardées

 

Le Soleil étant un gros pomelo de 11 cm,

nous situant à plus de 107 fois son diamètre,

il faudrait placer la Terre à la distance de 12 m,

et vu son diamètre 109 fois plus petit que lui,

elle serait un grain de sable de 1 mm. 

 

La Lune, située à 30 fois le diamètre de la Terre,

en serait à 3 cm, avec un diamètre 1/4 plus petit

ferait 0,25 mm.

 

Si la Terre était un homme d' 1 m 75

qui voulait rejoindre le Soleil,

il lui faudrait parcourir 21 km,

en 4 heures de marche à pied...

Même l'infime petitesse permet,

avec un peu de temps, d'aller loin.   

 


17/02/2013


Hugh à toi U.G.


 

U.G.Krishnamurti 


 

 

 

Extraits d'interview : 

 

Les gens me qualifient " d'éveillé " – je déteste ce terme – ils n'arrivent pas à en trouver d'autre pour décrire la façon dont je fonctionne. Pourtant, je souligne bien qu'il n'existe aucun éveil. Je dis cela, car toute ma vie j'ai cherché et désiré être un éveillé, et, j'ai découvert qu'il n'existe rien de tel que l'éveil, et donc, la question de savoir si untel est éveillé ne se pose pas. Je me fiche d'un Bouddha du 6è siècle, sans compter des autres prétendants qui nous entourent. Ils ne sont qu'un tas d'exploiteurs dont la prospérité dépend de la crédulité des gens. Il n'y aucun pouvoir à l'extérieur de l'homme. L'homme a créé Dieu par peur. Donc, le problème c'est la peur et non Dieu.

L'état naturel n'est pas l'état dans lequel se trouve l'homme réalisé ou divinisé, ce n'est pas quelque chose à atteindre, à accomplir ou que l'on doive faire exister ; c'est là – c'est l'état de vie. Cet état n'est autre que l'activité fonctionnelle de la vie. Par " vie " je n'entends pas quelque chose d'abstrait ; j'entends la vie des sens qui fonctionnent naturellement sans l'ingérence de la pensée. La pensée est un intrus qui s'introduit de force dans les affaires des sens. Sa motivation est le profit : elle dirige l'activité des sens pour en obtenir quelque chose et les utilise pour s'assurer de sa continuité.

Dieu est le plaisir ultime, la joie ininterrompue. Il n'existe rien de tel. Votre désir de quelque chose qui n'existe pas est la cause de votre problème. La transformation, moksha, la libération, et toutes ces balivernes ne sont que variations sur une même note : le bonheur en permanence.

Toutes vos expériences, toutes vos méditations, toutes vos prières, tout ce que vous faites, est égocentrique. Cela renforce le soi [ego], augmente son dynamisme, lui fait accumuler de la force, et donc vous emmène dans la direction opposée. Tout ce que vous faites pour vous libérer de ce soi est également égocentrique.

Il n'y a rien ici, uniquement vos données expérientielles relatives, votre vérité. Il n'existe aucune vérité objective. Rien n'existe au dehors de notre esprit ou qui soit indépendant de notre mental.

Le mental ou la pensée n'est ni votre ni mien. C'est notre héritage commun. Il n'existe rien de tel que votre mental et mon mental [en ce sens le mental est un mythe]. Il n'y a que mental ; la totalité de ce qui a été su, ressenti et expérimenté par l'homme, transmis de génération en génération. Nous pensons tous et fonctionnons tous dans cette sphère mentale, tout comme nous partageons tous la même atmosphère pour notre respiration.  

 

 

Et aussi des citations désopilantes : 

 

Un messie c'est celui qui laisse la pagaille après lui dans le monde.

[Ici, U.G. fait un jeu de mots avec deux mots anglais dont la sonorité est proche, mais dont ce n'est pas le cas en français. Il utilise le mot " messiah ", en français : " messie " et le mot " mess ", en français : " pagaille ". On pourrait néanmoins, se rapprocher du jeu de mot avec des mots français en traduisant : " Un prêcheur est celui qui ne laisse que du péché derrière lui dans le monde. "]

Les religions ont promis des roses mais vous finissez avec les épines seules.

Aller au bar ou au temple revient exactement au même ; c'est prendre sa dose quotidienne.

Le corps n'a aucune existence indépendante. Vous en êtes un squatter.

Dieu et le sexe vont de pair. Si Dieu disparaît, le sexe aussi.

Toutes les expériences, même les plus extraordinaires, sont du domaine de la sensualité.

L'homme ne peut jamais être autre que ce qu'il est. Quel que soit ce qu'il est, il créera une société qui le reflète.

L'amour et la haine ne sont pas les extrémités opposées d'un spectre ; ils sont une et même chose. Ils sont bien plus proches que deux cousins qui s'embrassent.

En se servant de modèles comme Jésus, Bouddha ou Krishna nous détruisons la capacité de la nature à créer des individus uniques.

Il serait plus intéressant d'apprendre des enfants, que d'essayer constamment de leur enseigner comment se conduire, comment vivre et comment fonctionner.

Tout ce que je peux vous garantir, c'est qu'aussi longtemps que vous serez à la recherche du bonheur, vous demeurerez malheureux.

Vous ne mangez pas de la nourriture, mais des idées. Ce que vous portez ne sont pas des vêtements, mais des marques et des noms.

Le fait est simplement que si vous n'avez pas de problème, vous en créez un. Sans problème, vous ne vous sentez pas vivant.

Cette chose compliquée que vous appelez " mental " a créé beaucoup de choses destructrices. De loin la plus destructrice de toutes est Dieu.

 La pollution atmosphérique est des plus inoffensive comparée aux pollutions spirituelles et religieuses qui ont pestiféré le monde.

La nature s'occupe de créer des individus absolument uniques, alors que la culture n'a inventé qu'un seul gabarit auquel tous doivent se conformer. C'est grotesque.   

 

 


07/04/2013


Pikaia, ou son frère

 

 

 

Cela vaut pour la centaine d'architectures qui apparurent au cours de l'explosion du Cambrien. C'est la main du hasard qui les a réunies à une trentaine, la trentaine de structures qui ont constitué la base de la vie actuelle. Pikaia a survécu à la première des grandes loteries de la vie. Il a donné naissance à tous les vertébrés, y compris Homo Sapiens, mais il aurait pu disparaître. Sa survie n'est pas la conséquence d'une meilleure adaptation, mais le fruit d'un hasard historique.

 

"La sixième extinction" R. Leakey et R. Lewin

 

Pikaia gracilens

 

 

longueur maxi : 6 cm

 

 


 

 


21/04/2013


"Et l'amour dans tout ça"

 

 

"Croire au bonheur que peuvent donner les créatures, c'est folie.

Croire à l'amitié, vouloir se confier à un ami, c'est s'exposer à rencontrer un traitre, un railleur ou un indifférent.

Croire à l'amour, aimer! C'est offrir son coeur à la trahison, à l'infidélité qui le déchireront, au mépris qui le dédaignera, à la grossièreté qui en ternira la délicatesse.

Croire à la justice, à la vérité, à une haute vertu chez les hommes, c'est leur demander plus qu'il ne peuvent donner.

Nous demandons beaucoup trop aux humains, contentons nous de ce qu'ils nous donnent et ne réclamons rien de plus.

Sommes-nous donc, nous, un si grand sujet de joie pour les autres que nous exigeons tant d'eux ?

Sachons renoncer sans lâcheté à une faiblesse qui cause notre malheur.

Malheur à celui qui, dégagé de ses premières illusions cherche à s'en refaire d'autres : il passera sa vie dans la déception et les larmes.

Soyons victorieux de nous même."

"La lampe de sagesse" Alexandra David Néel


02/06/2013


"Ecrire, c'est rater."

 

 

" -- Oui mais quoi ? dit-elle tout haut en se levant d'un bloc. Ecrire quoi ? Pour quoi faire, écrire ?

Pour raconter de la vie, se répondit-elle.

 Foutaises ! Au moins sur les pectorales, on a quelque chose à raconter que personne ne sait. Mais le reste ? Pour quoi faire, écrire ? Pour séduire ? C'est ça ? Pour séduire les inconnus, comme si les connus ne te suffisaient pas ? Pour t'imaginer rassembler la quintessence du monde en quelques pages ? Quelle quintessence à la fin ? Quelle émotion du monde ? Quoi dire ? Même l'histoire de la vieille musaraigne n'est pas intéressante à dire. Ecrire, c'est rater."

Fred Vargas


10/04/2014


Le lien qui nous rattache aux autres

 

 

 
Juste au dessus : l'extrait (- de 2 mn) 

 

"Dans la perception d'un homme attentif, la réalité se livre.
C'est toujours au dedans de nous, que la connaissance a lieu.


La paix intérieure c'est cela ; et c'est cela l'attention. C'est un état de communication universelle ; un état de réunion. La vie intérieure c'est cela ; c'est savoir que la paix n'est pas dans ce monde, mais dans le regard de paix, que nous portons sur le monde. 


Tout ce qui fait accepter la vie est bon, tout ce qui nous la fait refuser est médiocre et provisoire. Toute la vie nous est donnée avant que nous la vivions, mais il faut toute une vie, il faut peut être plus, pour devenir conscient de ce don. Toute la vie nous est donnée chaque seconde ; le monde commence aujourd'hui."


"Rallumer à l'intensité de ce qui commence, tout ce qui succède"


 "Retrouver l'aube, naître. Retrouver l'aube partout, partout, partout... c'est une façon de vivre. Reconstituer la naissance dans tout automne, faire resurgir l'irruption de la première fois, car il n'en est pas d'autre.

  

Découvrir, ressentir, voir dans chacun de ceux qui nous entourent, ce qu'il y a de plus jeune, de plus neuf, de plus fragile, et qui demande attention, protection."


"Oh, s'éveiller chaque matin, et pourquoi pas chaque minute,

et regarder le monde qui commence."

 

Retranscription des dernières minutes de 

"Le lien qui nous rattache aux autres [2]"

 dans l'émission "Sur les épaules de Darwin"

 de Jean Claude Ameisen

 

Sur les épaules de Darwin, le lien qui nous rattache aux autres [2]


30/06/2014


Nous sommes des héritiers

 

 

Une des plus grandes révolutions scientifiques des 150 dernières années, a probablement été l'idée que l'ensemble de l'univers, y compris l'univers vivant qui nous entoure et nous inclus, est émergence, devenir, transformation, métamorphose, qu'il s'est construit, a évolué à partir d'interactions entre les composants élémentaires de la matière, à partir d'un mélange de contingences, de hasards, et de contraintes, de relations de causalité auxquelles nous donnons le nom de lois de la nature.


La science moderne a redécouvert à partir du milieu du 19 ème siècle, près de deux millénaires après le "de naturarerum" de Lucrèce, l'idée que l'univers vivant a émergé et évolué en dehors de tout projet, de toute intentionnalité, et de toute finalité. Car ce n'est pas par réflexion ni sous l'empire d'une pensée intelligente que les atomes ont su occupé leurs places. Ils n'ont pas concertés entre eux leurs mouvements, mais comme ils sont innombrables et mus de milles manières, et qu'ils se rencontrent et s'unissent de toutes les façons possibles et font sans cesse l'essai de tout ce que peuvent engendrer leurs combinaisons, il est arrivé qu'après avoir tenté union et mouvement à l'infini, ils ont abouti enfin, aux soudains ensembles massifs dont tirèrent leurs origines ces grands aspects de la vie : la terre, la mer, le ciel, et les espèces vivantes.

Si le vivant est nature, et la nature "natura", littéralement ce qui est entrain de naître, celà fait entre trois milliard et demi et quatre milliard d'années, que le vivant est en train de naître et de se métamorphoser, en faisant émerger selon les mots de Darwin, "à partir d'un début si simple le foisonnement sans fin des formes les plus belles et les plus merveilleuses". Et depuis son origine, la vie n'a jamais cessée, n'a jamais disparue, ne s'est jamais interrompue, mais elle n'a cessée de se transformer.

"Ce qui fut se refait, tout coule comme une eau,

et rien dessous le ciel ne se voit de nouveau." chante Ronsard.

"Mais la forme se change en une autre, nouvelle,

et ce changement là, vivre au monde s'appelle".

Depuis son origine, c'est sous la forme de ses composants les plus élémentaires et les plus universels, les cellules, que le vivant s'est propagé à travers le temps. Et nous ne représentons que l'une des innombrables variation que les cellules ont réalisé sur le thème de la complexité. La véritable généalogie qui sous tend la continuité du vivant, est une généalogie de cellules, une généalogie cellulaire. L'immense majorité des êtres vivants qui nous entourent et qui nous ont précédé depuis la nuit des temps, sont des êtres unicellulaires composés d'une seule cellule, comme les bactéries et les levures. Mais chacun d'entre nous est, comme tous les animaux et les plantes qui nous entourent, une généalogie, une succession de génération de cellules, un microcosme écrivait Darwin émerveillé, un microcosme, un tout petit univers constitué d'une multitude d'organismes qui se reproduisent, incroyablement petits et aussi nombreux que les étoiles dans le ciel. 

Depuis huit cent million à un milliard d'années, depuis la naissance des premiers animaux et des premières plantes dont le corps est composé de plusieurs cellules, se répète un événement à la fois familier et mystérieux : une cellule unique, une cellule oeuf fécondé, nait de la fusion de deux cellules qui proviennent de deux individus distincts, donne naissance à un univers entier, un corps, oiseau, arbre, papillon, fleur ou être humain, qui grandit, vit pendant un temps, puis s'efface et disparait, souvent après avoir contribué à son tour à la naissance de cellules oeuf fécondé, d'où surgissent de nouveaux univers.

 

A la question de ce que nous sommes avant notre début, la réponse est à la fois simple est étrange : nous sommes une potentialité, déjà présente mais encore fragmentée, éparpillée dans deux cellules séparées, lointaines, qui appartiennent à deux nébuleuses distinctes, et qui un jour par hasard, se rejoignent et fusionnent en une cellule unique, nouvelle. Et de cette succession d'explosions fugaces à travers l'espace et le temps, nous sommes, avec l'ensemble des animaux et des plantes qui nous entourent, les seuls témoins, et les seuls survivants.

 

Retranscription des premières minutes de

"Une hérédité des caractères acquis (2)" 

lien direct vers le player

dans l'émission "Sur les épaules de Darwin"

           de Jean Claude Ameisen

 

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20/09/2014